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Récit d'Eric I Récit d'Eric II Récit d'Eric III De Port Berenice à Port Sudan Aprés le petit déjeuner, nous rangâmes le pont et mîmes les dernières choses à leur place- nos préparations pour aller en mer. Le vent se leva et les capitaines de la base marine nous conseillèrent d'attendre qu'il relache un peu, car il avait une force de 25 nœuds. Nous buvâmes du thé et le vent se calma pour nous. Quand le bateau fut sorti de quatre à cinq mètres du dock, nous baissâmes la vergue. L'équipage de la base marine qui avait été si serviable grouillait partout afin de dire au revoir à tout le monde. Nous les remerciâmes avant de hisser la vergue avec la voile. Nous naviguions le long du wharf et les gens de la marine lachèrent la corde avant, afin que nous nous tournions hors du port. Je suppose qu'ils ont laché la corde à l'arrière trop vite, car nous avons arrêté de nous tourner dans le vent en restant coincés dans un point mort. Sachant que nous narriverions pas à mettre le navire dans le vent une fois ce ce dernier viendrait du coté, ceci était la pire des choses qui pouvait nous arriver. Nous comencâmes à naviguer lentement et Philip me demanda d'aller dans le youyou afin de pousser la proue du navire dans le vent. J'avais des sentiments mélangés sur cette idée, car j'étais, à coté de Philip, le seul ayant de l'expérience à bord. Mais je savais également que j'étais la personne la plus apte à me servir du youyou. Je sautai dans la barque et commença à pousser dès que j'arrivai à l'avant du navire. Le moteur était au maximum et j'empêchai le youyou de grimper le long de la coque. Aprés quelques minutes, Philip me demanda sie le bateau tournait. Cela m'étonna un peu, je n'avais aucun point de repère. Tout ce que je pouvais voir était la coque devant moi. Je dis à Philip que, de mon point de vue, je ne pouvais rien voir. Je poussais la proue et nous nous approchions lentement d'un récif. Tous deux, le bateau et moi, passâmes à ras du récif et évitâmes une bouée de dernière minute. Mais nous faisions toujours route vers un passage plat, où plusieurs barques de pêche étaient ancrées. Le navire commmença maintenant à prendre de la vitesse. Je poussai alors la proue à fond, mais elle se tournait, avec plus de vitesse, dans la direction contraire, et des vagues commencèrent à déborder dans le youyou. Philip me demanda si il devait poser l'ancre. Je répondis par le négative et lui dit de carguer les cotés de la voile, afin de réduire la surface pour le vent. Le bateau ne tournait toujours pas. Je me sentis en danger sous la proue et sortit de là. Philip n'était pas trés heureux sur cette décision mais je sentais que j'aurais pu être renversé par les vagues ou par le bateau. J'allai vers le navire et John monta à bord du youyou. Je retournai à la proue, avec maintenat le poids de John en plus, qui empêchait le youyou de grimper le long de la coque. Nos essais de pousser le bateau ne faisaient toujours pas effet. Nous nous approchions rapidement des barques ancrées. Je réalisai que le bateau était encore sous pleines voiles et je criais à Philip d'abaisser la vergue. Il essaya, mais n'y arriva pas. Les trois autres à bord n'avaient encore jamais navigué avec le navire et ne savaient pas comment l'aider. Philip revint vers moi pour me dire qu'il n'arrivait pas à baisser la vergue. Tout allait si vite. Finallement, je criai à Philip qu'il devait poser l'ancre. Il cria en retour « je sais », et retourna à l'arrière pour couper l'attache de l'ancre. Ce dernier tomba dans l'eau et j'espérais qu'il s'accroche tout de suite ou bien nous allions labourer à travers une petite barque de pêche qui était juste devant nous avec plusieurs personnes à bord. Je ne crois pas qu'ils avaient remarqué le danger potentiel que nous les écrasions. L'ancre mordit, et le bateau commença à s'arrêter, 20 mètres avant la barque. Je poussai un soupir de soulagement. Quelle chance avions nous eu! Nous déjeunâmes à bord et j'allai vers l'avant pour être seul et ranger mes pensées. Philip organisa un remorquage hors de l'ancrage pour l'aprés-midi. En fin d'aprés-midi, deux grands bateaux de pêche arrivèrent et voulaient bien nous tirer loin dehors pour 750 Dollars. Ce devint une farce d'erreurs successives, quand nous leurs lançâmes notre corde de remorquage et un des bateaux releva et nous rendit notre ancre. C'était presque déjà le coucher du soleil quand nous partîmes enfin. Quand nous fûmes assez loin dehors, le bateau de pêche nous tira dans le vent et nous lâcha. Nous levâmes la vergue et commençâmes à naviguer. Pendant que Rebecca cuisinait, John et moi faubertâmes le pont. J'allai dans ma couchette à 21 heures. Je fus appelé à 23 heures 30, afin que j'installe la pompe à diesel et pompe l'eau hors de la cale. Le gravier s'était coincé dans la roue motrice de la pompe, et la nouvelle roue motrice venait tout juste d'arriver à bord. La cale se remplissait rapidement, car le bateau avait séché durant les trois semaines au dock et la pompe à main ne devint plus maître de ce volume d'eau. Il était une heure quand la cale fut enfin vide. Comme John et Philip étaient complètement exténués, Nick, Jey et moi tenâmes la garde. Nous utilisoins les deux gouvernails et je passais cinq heures au gouvernail principal, pendant que les deux nouveaux s'occupaient du gouvernail secondaire. Nous naviguions doucement sous voile de tempète et foc provisoirement bricolée. À 3 heures 30 je m'endormis presque, mais une courte manœuvre aux voiles me réveilla. Quand Philip me relaya à 5 heures 30, j'allai direct dans ma couchette. Nous rentrâmes dans notre routine de garde, avec trois personnes par gardes. Je sentis que 8 personnes minimum sont nécessaires pour naviguer ce navire, mais ce n'étions que quatre ou cinq jours jusqu'à Port Soudan. Je sentis que nous allions y arriver pour ce court passage, mais pas plus. Nous étions sortis de Port Berenice, nous allions donc pouvoir trouver du nouvel équipage. Images: Remorquage à Port Berenice, juri rig, voile de tempête (Merci à John Bainbridge pour les photos) . | ||||||||||
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Les jours suivants, le vent mourut et notre vitesse se réduit à un nœud. Plusieurs petits oiseaux se posèrent sur le navire, nous pensions qu'ils se reposaient car ils traversaient la Mer Rouge. Certains oiseaux reprirent leur route mourants. Quatre jours aprés avoir quitté Port Berenice, nous arrivâmes au récif du Sangareb, où se trouve un petit phare. Philip trouva un bateau qui allait nous tirer dans le port dans l'aprés-midi. Le bateau vint à l'heure et nous remorqua dans le port. Quand nous passâmes à coté d'un cargo maltais, quelqu'un courut sur leur pont et klaxonna trois longues et une courte fois avec leur klaxon. Nous nous sentions trés bien! Nous fûmes ammenés dans le bassin de yacht et remorqués jusqu'à un ancrage. Deux personnes dans un youyou attachèrent nos amarres à terre. Nous soulevâmes notre youyou par dessus la rambarde et j'allai à terre pour chercher le fonctionnaire de santé. Une personne de l'équipage navait pas son carnet de vaccination avec lui, ce qui posa quelques problèmes qui furent finallement réglés. Je rammenai le fonctionnaire de santé à terre, et revint à bord avec le douanier et notre agent. Quand tout fut réglé, je les escortais de nouveau à terre. Notre agent organisa de la pizza et des boissons pour le dîner. Nous n'avions pas le droit d'aller à terre pendant cette nuit, ce qui était trés décevant. Nous aspirions à poser un pied à terre, nous promener librement dans la ville aprés le temps isolé à Port Berenice, mais nous devions encore attendre une journée. Nous mangeâmes alors à bord en contemplant les lumières de Port Soudan. Der personnes marchaient le long du quai, ou y buvaient un thé. De la civilisation! Cétait le 13 Oktobre, Thanksgiving à la maison au Canada. Images: un oiseau, John (Merci John, pour les images) . | ||||||||||
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Nous n'avions pas de visa pour le Soudan, nous devions donc attendre nos autorisations pour aller à terre. Elles arrivèrent dans l'aprés-midi. J'emmenai Nick et Rebecca à terre car ils voulaient chercher un hôtel. Ensuite, Philip m'emmena avec John à terre. Nous commençâmes à visiter Port Soudan et tombâmes sur Nick et Rebecca, qui n'avaient pas encore trouvé leur hôtel. Nous fîmes donc notre visite ensemble jusqu'à ce que nous passâmes devant l'Hotel Mercure. Ils prirent chacun une chambre et John demanda si il y avait internet. C'était gratuit pour les clients, donc Nick et Rebecca nous emmenèrent avec eux jusqu'au centre de l'hôtel. Il y a vait deux connections. Une seule fonctionnait et John se jetta dessus. Je partis pour visiter la ville. Je trouvai quelques petits hôtels, un arrêt de bus, und salon original où l'on pouvait manger des glaces, et beaucoup de petits magasins. Non, pas beaucoup, mais aprés trois semaines sur des quais désolés cela ressemblait à une métropole. Aprés une heure et demie, je retournai à l'hôtel, dans l'espoir d'apprendre quelques nouvelle de chez moi par internet. John n'avait pas encore envoyé un seul mail. Alors je m'assis et attendis qu'il ait envoyé quelques messages chez lui. Une heure et demie plus tard, il avait fini et je me connectai afin de voir ce qui avait changé dans mon autre vie durant les cinq dernières semaines. J'avais 339 emails dans ma boîte de réception, la plupart du Spam bien évidemment. Mais à la maison, tout allait bien et j'envoyai un court message à ma mère et mon frère pour leur dire que nous étions sains et sauf dans le port. J'appris la triste nouvelle qu'une amie était morte soudainement d'une crise cardiaque. Elle avait juste 29 ans. Je ne pouvais le croire. Je pris une douche chaude dans la chambre de Rebecca, puis l'équipage alla manger dans un bon restaurant, Jev s'était proposé de rester à bord afin de surveiller le bateau. Le lendemain, avec Nick, Philip et notre agent nous nous mîmes à la recherche d'un moteur. Trouver un moteur était notre priorité. Philip pensait que cela allait durer deux semaines, de trouver, installer et tester un moteur; puis nous allions reprendre la route. Ayant déjà un peu d'expérience avec l'Afrique, je dis que nous allions avoir besoin de plus de temps, peut-être un mois; mais, sous l'éternel optimsme de Philip je dis finallement trois semaines.Notre agent nous montra plusieurs endroits ou l'on vendait des moteurs, et nous notâmes beaucoup de numéros de série avant de retourner à l'hôtel. Nous voulions envoyer les numéros de série et de modèles en Angleterre, afin qu'ils y fassent quelques recherches. Je demandai également à l'agent si nous pouvions recevoir un permis de voyage, afin de visiter Khartoum. John était également intéressé. L'agent nous qu'il pouvait régler ceci en trois jours. Je retournai à terre dans l'aprés-midi et passais plusieurs heures sur internet à ranger ma boîte de réception. J'avais reçu un Mail d'un ami, qui était capitaine sur des navires à voile, trés expérimenté. Il se réjouissait pour moi, que je puisse voyager avec le Phoenicia et me dit qu'il avait également envoyé une demande pour naviguer avec le Phoenicia, mais jamais reçu de réponse. J'étais stupéfié. Je savais que nous aurions vraiment eu besoin de ses connaissances à bord. Je reçus également un mail d'une amie, qui me dit que son père venait de mourir. J'envoyai alors ma seconde lettre de condoléances en deux jours. Aprés quelques heures, le manager me dit que la connection s'écroulait. Je me deconnectai, payai et retournai au wharf. Sur le bateau, je demandai à Philip si il savait que mon ami capitaine avait demandé à venir à bord. Il me répondit qu'il nen savait rien. Je pense que les emails se sont perdus dans les espaces du World Wide Web. Ici, nous désepérions à trouver de l'équipage et le message d'un capitaine compétent se perdit simplement. Parle moi du malheur! Nick et Rebecca rentournèrent en Angleterre, nous n'étions donc plus que cinq. Nous commençâmes à ranger la partie du pont ou le moteur allait être installé. Nous avions également trouvé un mécanicien et un charpentier pour nous installer le moteur, et nous voulions avoir leur devis. Deux mécaniciens examinèrent le pont et norte agent fit les traductions, car aucun des deux ne parlait anglais. Puis, nous écoutâmes un second point de vue, d'un autre mécanicien et constructeur de bateaux. Philip, John et moi fîmes un petit voyage pour voir où travaillait le constructeur de bateaux. C'était une place plate et poussiereuse sur les bancs de sable d'un fleuve. Plusieurs petites barques dans différents stades de construction et réparation jonchaient le sol. Elles avaient l'air trés bien calfatées. Nous avions plusieurs fuites dans la cale, et voulions donc laisser calfater notre bateau ici. Il nous promîrent un devis, qui n'arriva jamais. C'était vendredi, le jour saint, et tout était fermé. Pendant toute la journée, nous ne fîmes rien. Images: Le Phoenicia à Port Sudan, le chef de la Local Community (Merci à Niklas et Aziz) . | ||||||||||
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Les deux semaines suivantes étaient trés détendues, un peu de travail devait être réalisé et le repas préparé trois fois par jour. Nous passions beaucoup de temps à terre, à faire du shopping, ou sur internet. Le soir, aprés manger, Philip, John et moi rejouions à "Up And Down The River" et "Hearts". Jev préférait travailler sur son blog, ou lisait des livres sur son pc portable. Vraiment, nous ne pouvions pas faire plus car nous devions attendre que le moteur fut choisi et qulqu'un trouvé pour l'installer. Un matin, je fus réveillé par une forte discussion sur le pont. Un yacht de plongée, "La Baron Noire", était arrivée dans le port et nous trouva sur sa place d'ancrage. Les fonctionnaires du port nous avaient dit que nous pouvions ancrer ici, et le capitaine du yacht n'était pas trés heureux. Il nous dit que c'était Son point d'ancrage et qu'il avait installé lui-même l'amarrage dans le port. Mais quand Philip lui dit que nous n'avions pas de moteur, il changea d'avis et se rangea entre un yacht abandonné et nous. Le port était plein de barques de plongées. John rangea notre dépôt et je nettoyai la cambuse et lavai les serviettes de bain sales. Ceci n'avait pas été fait depuis longtemps, je pense, depuis port Berenice. Notre agent arriva avec son mécanicien et un type, Mohammed, qui voulait installer le moteur. Il nous dit qu'il allait devoir faire des changements à l'engrenage du poids lourd. Un nouveau membre de l'équipage, Niklas, arriva de Suède. Il dut rester à terre pendant la nuit, car il n'avait pas d'autorisatoin pour aller à terre. Comme c'est bizarre! Il n'avait pas le droit d'aller à terre, mais fut forcé de rester à terre. Peu importe.... Nous continuâmes à travailler sur le bateau. J'installai un converteur de courant, afin de nous rendre plus flexible concernant le courant. Nous trouvâmes également des boîtes d'outillages. Un jour, étant sur internet, je décidai de vérifier mon stock de dépots. Nous avions entendu parler de la crise financière mondiale à port Berenice, mais je n'avais pas encore contrôlé mes épargnes. Ce n'était pas joli. J'avais perdu un tiers de mes épargnes, et je ne pus rien faire. Je voulais également contrôler mon compte Paypal, mais je ne pus ouvrir la page, car je me trouvais dans un pays boycotté par les États Unis! J'envoyai un Mail à Paypal, mais reçu seulement une réponse automatisée me disant qu'ils ne pouvaient rien faire, car le gouvernement avait marqué le Soudan comme pays menaçant. Comme s'était un pays trés musulman, il n'y avait pas de bars ou discothèques. Seuls l'internet et le salon à glace offraient distraction. Et souvent, l'internet ne fonctionnait pas. Les nuits étaient chaudes et pleines de sueur. John et Niklas dormaient la plupart du temps sur le pont, mais j'étais pour ma part trop têtu pour ne pas dormir dans ma couchette. J'essayai de m'habituer à la sueur car je savais que cela n'allait devenir que pire dans le canal de Mozambique. Niklas participait à nos jeux de "Up and Down the River" le soir. Il aimait ce jeu et était trés fort. Rien de nouveau du coté de notre moteur. Aprés une semaine à port Soudan, on nous dit que nous pouvions maintenant inspecter le moteur que nous avions choisi. Nous le lançâmes dans le dépôt et il fonctionnait sans difficulté. Nous reçûmes également le devis d'un charpentier pour l'installation du moteur, d'un banc des rameurs, de couchettes et de quelques étagères. Le devis était de 14 000 dollars!! Taré. Un des couronnements à port Soudan était le "mantica". C'était une sorte de marché ou déchetterie pour accessoires usées: écrous, boulons, outils, barils d'huile, couvercles pour les barils, chaînes d'ancre... on peut tout y trouver, quand on est préparé à bien regarder autour de soi et à attendre. Niklas trouva des manilles pour 5 dollar, alors que notre agent voulait avoir 92 dollars pour les siens. Une nuit, Jev dormit à bord et vit un rat. Voilà ce qui avait grignoté nos réserves, des bananes et oeufs! Nous essaiyâmes plusieurs types de pièges pour attraper l'intrus, mais aucun d'entre eux ne fonctionna. Nous fîmes la connaissance de deux jeunes norvégiens, Thomas et Anina. Ils travaillaient pour la demi-lune rouge. Ils nous présentèrent à leur chef, un habitant qui s'appelait Hashin. Il nous aida grandiosement avec ses connaissances du lieu et ses contacts. Il devint un allié de confiance pour nous. Nilas rencontra également un habitant, qui ressemblait à Morgan Freeman. "Morgan" se montra intéressé à rejoindre l'expédition et Philip lui donna un court interview avant de lui proposer de se joindre à nous. "Morgan" devint notre guide et nous ammena au "mantica", ou il nous donna les prix locals. Comme il traduisait pour nous, nous pûmes commander un crochet pour le sommet de notre mât, afin d'y attacher une corde pour la foc. Le dépôt de bois se trouvait à coté de la déchetterie, et nous commandâmes du bois pour les bancs et les étagères dans la machinerie. Nos amis norvégiens, Thomas et Anina, nous expliquèrent qu'Hashin avait l'impression qu'il y avait un groupe de charpentiers contre nous. En demandant tous le même prix offusquant, ils voulaient nous forcer à le payer. Notre agent nous appela pour nous informer que devis s'était abaissé, de 14 000 dollars à 6 500 dollars, mais seulement pour le moteur. C'était toujours inacceptable, donc Hashin organisa un rendez vous entre Philip et le charpentier de la demi-lune rouge. Philip rentra au bateau avec un devis de 4 000 dollar, ce qui était beaucoup mieux. Comme il n'y avait ni bar, ni discothèque, les habitants venaient au port dans la soirée pour se balader sur la promenade, manger quelque chose dans un snack-bar ou bien buvoter un thé sur les couvertures qu'avaient étalé les marchands de thé. Groupes d'amis ou familles entières voulaient venir au port, trouver une couverture libre et s'y asseoir. Peu aprés, le propriétaire de la couverture allait se presser d'arriver pour prendre les commandes. Il allait apporter une théière de thé sucré et le groupe alleit passer la soirée à parler, ou à jouer aux cartes. Ceci semblait être distraction et contacts sociaux pour les habitants. Cela m'apparut, en tant qu'antialcoolique, trés civilisé. Nous commençâmes à chercher du materiel pour construire une foc. J'avais essayé de convaincre Philip d'en acheter une en synthétique en Angleterre, peut-être même usée; mais il refusa. Nous devions également acheter des crochets, afin d'attacher la voile à la corde soutenant le mât. Nous étions à Port Soudan depuis déjà deux semaines et n'avions pas beaucoup de travail absolvé à présenter. Au moins, le temps se raffraîchit un peu, rendant les nuits plus agréables pour dormir. Pendant tout le temps, Philip négociait pour recevoir une place dans la cale sèche. Le navire devait sortir de l'eau pour l'installation du moteur dès que le moteur et l'engrenage seraient prêts. Il y avait deux possibilités pour aller en cale sèche: un chantier de constructions navales et une cale gouvenermentale. Le chantier de constructions navales n'était pas en option, et il y avait une longue liste de bateaux inscrits pour la cale gouvenermentale avant nous. Notre agent nous dit qu'il était impossible de procurer des visa de voyage, afin de visiter Khartoum, pour John et moi. C'était exaspérant. Je voulais aller à Khartoum depuis que je suis enfant. Et maintenant que j'y étais, éloigné seulement de 800 kilomètres, je ne pus y aller car j'étais arrivé en bateau, sans visa correct. À notre arrivée, l'agent nous avait certifié qu'il pouvait nous procurer les autorisations de voyage en trois jours. Je demandai à Philip d'arranger une entrevue avec l'agent pour que je puisse lui parler personellement du problème. Cette nuit là, l'agent repéta pour la énième fois que nous ne pouvions pas recevoir d'autorisations. Il était d'accord pour nous emmener à l'autorisation d'immigration le lendemain, pour que je puisse leut parler en direct. Nous allâmes voir le moteur, rien que pour le retrouver exactement comme nous l'avions quitté deux semaines auparavant aprés l'avoir vu pour la première fois. Puis nous allâmes à l'autorisation d'immigration, et, comme nous étions blancs, nous pûmes entrer diectement pour parler au fonctionnaire. Quand je dis que je voulais aller à Khartoum, il fit seulement "non" du doigt. Nous pouvions recevoir un visa de transit pour voler à Khartoum, pour ensuite voler hors du pays depuis Khartoum afin d'obtenir un visa pour le pays. Cela m'apparut ridicule. Je demandai alors si je pouvais aller à Jeddah avec le ferry. Je pouvais, fut la réponse, du moment que j'avais un visa. J'expliquai à l'agent que je ne purrais pas demander un visa pout l'Arabie Saoudite ou l'Égypte à Khartoum, car j'aurais du quitter l'aéroport de Khartoum pour aller à l'ambassade. Je n'aurais pourtant pas le droit de quitter l'aéroport. L'agent traduisit mes mots au fonctionnaire, qui dit tout à coup qu'il y avait une seconde possibilité. Notre agent n'avait qu'à envoyer une lettre demandant nos visa de voyage à l'autorisation d'immigration de Khartoum. Une fois agrées, je pourrais venir les chercher ici. Pourquoi deux semaines d'attente et une conversation personnelle étaient nécessaires pour en arriver à ce point? Nos autorisations pour aller à terre étaient périmées, notre agent les pris pour les faire renouveler. À chaque fois, ils nous donnèrent des autorisations pour seulement deux semaines, ce devint donc vite une habitude. Et notre agent voulait rassembler les autorisations qu'une fois quelles étaient périmées. Bureaucratie. Images: Philip- Jami' Masjid- Scène de rue- marché (Merci Aziz pour les photos) . | ||||||||||
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Le prochain jeudi s'approchait et nous dûmes quitter la place d'ancrage afin de la libérer pour "La Baron Noire". Nous utilisâmes le youyou en y attachant la chaîne d'ancre, et tirâmes également nous mêmes. Je pris mesure pour installer des étagès autour des placards pour la nourriture. Dès que je commençai, John et Jev arrivèrent pour m'aider. Un matin, je remarquai que nous n'avions plus de corn-flakes, qui constituaient normalement la plupart de notre petit-déjeuner. Nous n'avions également plus de petits gateaux depuis une semaine. Personne ne dit quelque chose, et je ne voulais pas être celui qui apprends toujours les mauvaises nouvelles à Philip, alors je me tus également. Un important jeu de foot devait avoir lieu une nuit, et "Morgan" m'y emmena avec Niklas. Il semblait connaître tout le monde et pouvoir tout organiser. C'était un jeu important, contre Halil de Khartoum et tous les habitants y sont allés. Niklas et moi allâmes au Hay El Arab Sport Club et nous fûmes invités à nous asseoir dans le patio. Nilkas voulait porter un t-shirt du Hay El Arab Sport Club pour le jeu. Un membre du club arriva quelques minutes plus tard et tendit un t-shirt bleu avec quatre bandes blanches sur la manche à Niklas. La prochaine chose dont je me souviens est que "Morgan", Niklas et moi fûmes accompagnés jusqu'au bus de l'équipe. Nous suivâmes une escorte de la police et passâmes à travers le grouillement des fans hurlants. On nous dit que nous étions un charme de chance pour l'équipe! Arrivés au stade, nous fûmes dirigés vers l'entrée d'équipe, puis vers le tribunes. On nous ammena dans la zone VIP, qui avait des sièges confortablement fourrés. On nous souhaita la bienvenue. Avant le début du jeu, les joueurs s'échauffèrent pendant une demi heure. L'ambiance était incroyable. Le supporters de Khartoum étaient de l'autre coté du stade, ils chantaient et allumèrent des torches. Du vrai feu!! Dans le stade. Sur les sièges! Au Canada, ça serait impossible. Interdit. Cinq minutes aprés le début du jeu, Halil menait 1-0. John et Anina arrivèrent pour regarder le jeu. Certains autres blancs étaient également dans la zone VIP. C'était l'endroit où il fallait être cette nuit là. Plusieurs joueurs furent bléssés sur le terrain et le groupe médical n'avait pas de repos. Dans la deuxième mi-temps, Halil menait 2-0 et tout le monde devint fou. Des personnes hors du stade commencèrent à lancer des pierres dans les tribunes. Le gardien de Halil fut touché à la tête. Les tribunes se vidèrent alors car tout le monde courrait sur la route. Je pensai juste qu'ils allaient tous commencer à se battre. Les gardes des tribunes fermèrent les portes. Les projectiles pleuvaient du ciel. Et moi, un canadien, avait pensé que le foot était ennuyant et qu'il ne se passait rien lors des matchs! Aprés dix minutes, l'arbitre relança le jeu. Nous n'avions pas porté chance à Hay El Arab, ils perdirent 4-0. Aprés le match, "Morgan" nous accompagna hors du stade, puis Niklas et moi retounâmes au bateau. Un camion plein de soldats criants et tirants en l'air passa à coté de nous. Nous étions tous plein d'adrénaline. Quelle soirée folle. Images: Niklas Andersson- le jeu de foot... quelque chose d'autre (Merci à Aziz pour les images) . | ||||||||||
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Le lendemain, seuls Jev et moi étaient sur le bateau quand le vent augmenta et nous poussa trés près du yacht abandonné à coté de nous. Quand les autres rentrèrent, j'utilisai le youyou pour pousser notre navire plus loin du yacht, pendant que les autres tiraient sur la chaîne d'ancre. Le vent augmentait toujours en puissance et nous tendîmes une corde en polypropylène vers le point d'ancrage de "La Baron Noire" que nous avions quitté la journée précédente. "La Baron Noire" rentra au port et nous nous empressâmes d'enlever la corde de leur ancrage, afin d'éviter de nouveau problèmes. Je remarquai à nouveau que nous n'avions plus de petit-déjeuner; pas de corn-flakes, pas d'oeufs, pas de pain. J'appelai Philip sous le pont pendant que John et Niklas travaillaient sur le pont à fixer le crochet pour la foc, que nous avions laissé construire au "mantica". Je m'étais répété toujours et toujours que je n'aborderais pas le sujet de la nourriture, mais je ne pouvais plus me retenir. J'expliquai à Philip que l'achat de nourriture n'était pas bien coordiné et que nous étions en manque d'aliments. Je lui proposai de m'occuper de notre ravitaillement, et lui suggérai de me donner un budet hebdomadaire. Je lui racontai l'histoire d'un bateau sur lequel j'avais travaillé, et dont l'équipage travaillait volontairement, comme sur le Phoenicia. Le capitaine avait juste à bien nourrir son équipage, chose qu'il ne fit pas. Plusieurs membres de l'équipage étaient déçus et le quittèrent. Ils durent être remplacés par les premiers venus. Je voulais éviter que la même chose se passe ici. Philip me remercia pour ma proposition et suggéra de faire tourner régulièrement les cuisiniers. Philip et moi allâmes à terre pour inspecter le nouvel engrenage, puis retournâmes au navire. Aprés manger, j'annonçai mon nouveau plan, d'acheter à manger. Nous fîmes une grande liste d'achats et Niklas, John et moi allâmes à terre pour faire de larges emplettes. Nous instaurâmes à nouveau un cuisinnier changeant régulièrement. Une personne faisait le dîner et le petit-déjeuner et déjeuner du jour suivant. Elle faisait ses achats pour les trois repas à venir dans l'aprés-midi du premier jour. Comme notre générateur n'était pas fiable, nous ne pûmes conserver légumes, produits laitiers ou viande. La nourriture fraîche fut donc achetée tous les jours. Notre agent nous dit que les visa pour aller à Khartoum coûtaient 225 dollars. Wow! Cela doit être le visa le plus cher qui existe. Je fis le pas et écrit une lettre à l'ambassade canadienne de Khartoum, afin de voir si il n'y avait pas d'autre possibilité d'obtenir un visa pour Khartoum. J'étais décidé à aller à Khartoum. Un autre habitant appela Philip plusieurs fois pour essayer de venir à bord en tant que membre de l'équipage. Philip le freina à chaque fois jusqu'à ce que, un jour, il arrive tout simplement au navire avec son youyou. Coincé sans issue, Philip lui donna finallement un interview. Un soir, Hashin et ses trois fils vinrent nous rendre visite avec Anina. Ils avaient emmené à dîner, qui fut un régal pour nous. Les trois garçons grimpaient sur le bateau et s'amusaient beaucoup. Aprés manger Philip ramena tous à terre, sauf Anina. À ce moment, le vent commença à se renforcer. Il souffla tous nos bidons à eau vides du pont, nous les rangeâmes vite sous le pont. Alors que je rangeais les bidons, j'entendis quelqu'un crier mon nom. J'allai sur le pont et vis que nous dérivions en tirant l'ancre avec nous. Nous dérivions assez rapidement et étions trés vite trés proches du yacht abandonné à coté de nous. Philip proposa de jeter le second ancre à l'eau, mais je sentais que cela allait prendre trop de temps. Je dis que nous devrions tendre une corde entre la proue et un poteau à terre afin déviter que notre proue tape contre le yacht. Jev et John sautèrent dans le youyou et ammenèrent la corde à terre, sous des raffales de vent et beaucoup d'éclairs. John sortit du youyou pour attacher l'amarre au poteau. Sans son poids à l'avant, le youyou fit un saut en l'air en essayant de grimper sur la rive. Ce qui jeta Jev à l'eau. Jev essaya fébrilement de s'eloigner du youyou, dont le moteur était toujours en marche. Heureusement, John eut le temps de se baisser, attraper le youyou et éteindre le moteur. Whew!! La situation aurait pu finir catastrophalement. Le bateau dérivait toujours vers la terre ferme et nous nous approchâmes maintenant d'un second poteau en béton, auquel était fixé notre amarre de droite. Je proposai de tendre une seconde corde par dessus la proue du yacht afin d'éviter que nous dérivions plus loin. Je pris l'amarre avec moi dans le youyou et l'attachai à l'avant du yacht. Nous gagnâmes un peu de stabilité et le vent se calma légèrement. Mais peu de temps aprés il souffla nouveau fortement et nous repoussa contre le yacht. Notre figure de proue, la tête de cheval, touchait déjà le yacht. Nous sortîmes le second ancre et Jev et moi le jetâmes à l'eau à l'avant du navire, avec le youyou. Pendant tout ce temps, Niklas avait été à terre pour regarder un match de foot avec "Morgan". Aprés avoir jeté l'ancre, je le pris avec moi dans le youyou. Jev et moi tentâmes de pousser le navire loin du yacht avec le youyou, mais il ne bougea pas car l'ancre que nous avions jeté en premier se trouvait maintenant sous le yacht. Je n'ai aucune idée comment ceci était arrivé. Notre voisin de "La Baron Noire" vint nous aider, mais redisparut tout à coup. Philip coupa la chaîne de l'ancre qui se trouvait sous le yacht, je pus ensuite pousser le nvire avec le youyou. Nous tirâmes sur la chaîne du second ancre, ce qui aida un peu, mais nous avions encore d'autres problèmes. Jev, John, Niklas et moi allâmes à bord du yacht pour relever l'ancre- sans succés. Entre temps, mon doigt se coinça entre la chaîne d'ancre et le rouleau et se coupa profondément. Je ne sentais plus rien et, dans la pénombre, un grand morceau de doigt semblait manquer. Dans la ville, le courant s'était était éteint lors de notre lutte avec le navire. Nous retournâmes à bord du Phoenicia et John et Niklas appliquèrent les premiers soins à mon doigt. John ramena Anina à terre lors d'un moment calme. J'allai à terre à 23 heures et notre agent m'emmena à l'hôpital. Aussi frustrés que nous étions à son sujet, ce soir là il était admirable de venir au bateau si tard à cause de ma blessure. L'hôpital n'avait pas de courant et beaucoup de personnes s'agitaient. Une ambulance arriva avec une femme sur une civière. Les personnes étaient pressées dans les coins et des gémisements rententissaient. L'hôpital n'avait pas de diesel pour le generateur. Le couloir était sous l'eau qui traversait le toit, et deux personnes firent de leur mieux pour le vider. Notre agent me montra le ministre de santé: en costume-cravatte, il essayait de cerner le problème. Je suppose que l'agent fit jouer ses relations et le docteur m'examina sur le champ. Je suis sûr que ma couleur de peau jouait un rôle important. Le directeur me demanda si j'avais des douleurs. Juste un léger picotement. Il écrit une recette et l'agent alla chercher les médicaments. Je pensais que ce n'étaient que quelques pilules, mais il se trouva que c'étaient un vaccin contre le tétanos et un anti douleur. Je protestai que je ne voulais pas de piqûre, mais je n'avais aucune chance. Je fus emmené dans la partie privée de l'hôpital où je dus enlever mon pantalon et reçu les deux piqûres, une dans chaque fesse. Puis le docteur nettoya mon doigt. Maintenant qu'il avait séché, je vis que ce n'était qu'une petite blessure. J'avais terriblement honte d'être venu à l'hôpital pour laisser examiner ça. Dans les couloirs, des personnes gémissantes et mourantes étaient allongées, et je me laissais examiner pour un monceau de peau arraché. Quelle chochotte! Images: non! Pas l'hôpital! les ruines de Suakin- Jev (Merci à Aziz) . | ||||||||||
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L'agent me ramena au wharf, à travers les routes innondées. Je me rapprochai autant que possible du navire et criai. Tous étaient occupés à rammener la chaîne d'ancre sur le pont. Finallement, John vint me chercher. Lors de mon absence, les autres avaient ammené un ancre plus lourd et l'avaient jeté à l'eau à l'avant du navire. Mais il dériva directement vers l'arrière quand ils tirèrent dessus car il avait une corde en polypropylène. Nous ammenâmes un second ancre lourd avec chaîne sur le pont, le hissâmes dans le youyou et le jetâmes dans l'eau devant le bateau. Ce coup ci, il accrocha bien et tint. Nous rammassâmes l'ancre plus léger pour le positionner plus loin dans le port. Nous chevauchions alors sur deux ancres. Le temps s'était calmé mais les orages tournaient toujours autour de nous. À 1 heure 30, nous pensions être sûrs et allâmes sous le pont pour la nuit. Deux jours plus tard, nous essayâmes de hisser l'ancre que nous avions perdu sous le yacht, mais c'était impossible de ramener la chaîne entièrement. Le même jour, un bateau vint nous remorquer vers la cale sèche et Philip emmena l'habitant importun avec nous pour avoir une personne en plus pour nous aider à diriger le bateau. Le remorquage en remontant le fleuve ne dura que quelques heures.Une fois arrivés, nous attendîmes notre agent. John, Niklas et notre nouveau membre soudanais temporaire retournèrent au yacht pour essayer à nouveau de hisser l'ancre. Quelques heures plus tard, ils rentrèrent, sans la chaîne d'ancre. Des plongeurs l'avaient inspectée et dit qu'elle était complètement emmêlée. Peu aprés, alors que nous étions à bord, un pickup avec deux personnes criant le nom de notre nouveau membre de l'équipage arriva à toute vitesse. Bien sûrs, ils criaient en arabe et nous ne comprenions pas un mot. Heureusement, notre agent arriva et il put faire les traductions. Les deux types du pickup nous racontèrent que des agents de sécurité avaient vu John, Niklas et notre membre soudanais à bord du yacht, et leur avaient dit de ne pas bouger quand ils le quittèrent. John nous dit que notre nouveau membre de l'équipage leur avait certifié que ce n'était rien, sur quoi ils retournèrent au navire. Notre agent conduisit John, Niklas et le nouveau membre de l'équipage à la société de surveillance où ils furent interrogés pendant une heure environ. Ils rentrèrent au navire et nous racontèrent que les agents de sécurité avaient menacé de désigner notre équipage à la police pour avoir volé quelques choses du yacht. John dit également que notre nouveau membre de l'équipage les avait trompé. Notre homme raconta aux agents de sécurité qu'il avait dit à John et Niklas de s'arrêter, alors qu'il leur avait véritablement dit que tout était en ordre. Apparement, il avait eu peur de ce que les agents et la police pourraient faire de lui en tant qu'habitant. Heureusement, pendant ce temps, un agent du yacht arriva pour remercier notre équipage d'avoir attaché un second ancre au yacht pendant la tempête. Comme rien ne manquait sur le yacht, nos garçons étaient libres et purent retourner au navire. Vraiment trés heureux. Mais notre problème était que maintenant, il y avait des désaccords concernant notre nouvel homme. La cale sèche était bien plus éloignée de la ville. Nous avions une demi heure de marche pour aller sur internet ou au salon de glace. Nous avions été à Port Soudan pendant trois semaines, et la cale sèche allait devenir notre maison pour les sept semaines suivantes. Images: Philip Beale- Phoenicia (Merci à Aziz) . | ||||||||||
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